--------------- Blogstar FoCu(s) ---------------

Membre des 3C (Comité Contre La Censure) Ce blog à pour vocation la critique des blogstars débiles (donc surtout ceux de skyblog) !

11 octobre 2006

BIENVENUE !

Voici un blog inspiré de loin par feu revue-de-blog. Je dis "de loin" puisqu'ici, mon but n'est autre que de réaliser l'étalage des pires skyblogs qui soient et qui, par dessus tout, sont des stars. Ces 2 propositions sont en totale adéquation dans l'univers de skyblog. En effet chez skyblog, au plus votre blog est minable et vulgaire au plus il perdurera et sera un blogstar. A contrario, plus vous êtes philosophe, critique averti et intelligent, plus vous risquez d'être censuré par des cyberconnards, des espèces de web-fascistes-populistes qui militent contre la culture !


La victime du moment est bien-entendu paris9depression (qui se reconstruit ici ) censuré pour avoir appelé un chat un chat et en tirer des conclusions quand le chat portait le doux prénom de "Grosse Merde".


J'attends donc vos articles afin de les publier ici ! Tout le monde a le droit de critiquer tant que cela est constructif, sarcastique et drôle ! A vous de jouer....

Posté par Evil Gregou à 15:57 - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Théorème et la Loi de Diorgucci (version augmentée)

"merci a Julien de nous avoir fait monter en haut du building.lol nous sommes passés a cotés des pauvres touristes depités qui revaient d'y monter mais qui n'en avaient pas l'autorisation"

Diorgucci76


Le théorème de Diorgucci est un théorème assez connu pour les sybloggistes purs et durs. Il consiste à énoncer l'authenticité du reflet de Narcisse. Pour les Diorguccistes radicaux, le théorème renferme une vérité encore plus profonde : Narcisse n'est tout au plus qu'une occasion pour l'existence de son reflet, c'est-à-dire que seul le reflet possède une valeur intrinsèque. Narcisse pourrait donc s'effacer et donner une place privilégiée à son image. Certains théoriciens ont nommé cela : l'athéisme diorgucciens ou narcissiste, une pensée qui se passe de tout fondement, qui déplore les passions des origines, de la passion créationniste.

Les diorguccistes sont des individus concrets qui décident de ramener toutes les images du plan du réel sur le plan du virtuel : photographies, skyblogs, gloriole virtuelle, mode etc. Leur plan du Virtuel se caractérise par une sorte de valorisation de l'éphémère comme permanence de l'être. Tel Dorian Gray, ils veulent permuter les ensembles des plans : ils se déplacent sur le plan du Virtuel, pour garder l'assurance d'une éternelle jeunesse. Ils ne sont pas la personne devant l'appareil du photographe, ils ne sont pas la personne devant l'écran de leur ordinateur, ils sont le portrait, ils sont leur blog. Doù une passion pour ce phénomène qui réalise le paradoxe d'une permanence éphémère : la mode... On cite les noms de grands couturiers, les grandes marques etc. La Marque garantit la permanence d'objets qui ne cessent de changer avec le temps : la Marque reste, mais pas les objets. La fascination pour les marques est l'expression la plus directe du théorème de Diorgucci : la marque, c'est ce qui est laissé par une chose, c'est l'image de la chose (au sens philosophique) ; le diorgucciste se fiche bien de savoir qui est Ralph Lauren, ce qui importe c'est qu'il appose sa griffe. Le plus authentique n'est donc pas l'origine, mais l'objet ; non pas Narcisse mais son reflet.

Le diorguccisme n’est jamais qu’une exacerbation d’une tendance skybloggique : le narcissisme est une coloration, une ambiance skybloggique nécessaire à la bonne marche de l’hébergeur. Il passe par Gr3enfly, bien entendu, avec ses « questions » basiques du genre « Aimes-tu mon blog ? », mais aussi par tous l’ensemble des blogs ados : « Cool ton blog, viens voir le mien ! ». Le skybloggiste comprend inconsciemment le mode de fonctionnement de ses compères : pour attirer les gens, il doit leur lécher le cul ! C’est une règle d’or, une règle qui, devant un blog différent, devient complètement inefficace. Lorsqu’un p’tit con vient dire à paris7depression qu’il adore son blog, alors que ce dernier n’est qu’un « portail » qui mène à p9d, il y a de quoi s’esclaffer ! Comme le dit si bien Gaël de http://www.appartelier.com/blog2ga/index.php?post=5, tous les blogs en tant que journaux intimes sont inintéressants pour les tiers… et ils ne sont géniaux qu’aux yeux de leur créateur. Mais le narcissisme ne supporte pas entendre cette vérité : il est tellement facile de vendre ton blog, alors, applique simplement la règle d’or et arrête d’en débattre, tu risquerais de nous gonfler!

La diorguccisme peut donc apparaître comme un intégrisme… par son orthodoxie. Dans les sciences dures et humaines, il y a des Lois, qui régissent les comportements des corps. Les scientifiques savent pertinemment que ces lois ne sont que des expressions générales qui subissent des variations, subtiles pour les sciences physiques, nombreuses pour les sciences de l’homme. Le diorguccisme, de par sa radicalité, est un peu de ce genre : il pousse l’idée d’authenticité de l’apparence jusqu’à la limite. La mode, ce n’est pas les convers de Gr3enfly, le jeans diesel du grunge ou le grotesque du gothique, mais la haute couture. La différence, dont chaque ado’ s’imagine le garant, ce n’est pas une certaine unicité inévitable du registre national, ou un penchant pour la mélancolie ou la rébellion téléphonée, c’est se positionner carrément au-dessus de la masse (les ouvriers, les chômeurs, les p’tits et moyens bourgeois), et évoquer cette différence par le mépris aristocratique. Croire au reflet, comme tout bon diorgucciste, c’est « poser » en permanence, considérer l’appareil photographique comme instrument au service du reflet et non comme instrument de l’art ; la photographie n’est pas un art, mais un moyen d’expression du narcissisme.

Reste pourtant une question, pour pointer le paradoxe du diorguccisme : ce dernier, qui manifeste la loi du narcissisme absolu, a-t-il sa place sur Skyblog ? La loi et les théorèmes du Diorguccisme ont-ils élu le bon site en venant s’installer sur skyblog. Si les blogs de skyblog sont des variations physiques et humaines par rapport à une Loi qui les surplombe, n’aurait-il pas mieux valu pour diorgucci76 de créer une sorte de metaskyblog ?

La question reste ouverte, et attend vos commentaires (bien que j'aie des éléments de réponse)Whisky_024.

Posté par paris9depression à 17:27 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 octobre 2006

Il était une fois....

Au commencement, il n'y avait que les étendues webiales...

Mais un jour, les dieux...plutôt les cré-tin-ateurs de skyblog créèrent les fondements fondamentaux qui allaient régir la vie palpitante et ô combien inintéressante des analphabètes skyblogiens.

Mais un jour de méchants intellectuels s'insinuèrent dans ce petit monde aux nombreuses préoccupations aussi palpitantes que celles des limaces qui se demandent quelles plantes elles pourraient bien dévorer ce soir...

Ainsi la matrice de skyblog était sous le point de basculer vers un courant de pensée, un mot que personne de cette communauté n'avait même osé imaginer ni écrire (bon d'accord pour "ni écire" c'est un pléonasme, je vous le concède). Pire encore, une nouvelle langue commençait à apparaître et à perdurer à savoir le "FRANC SAIT"...

Skyblog devait réagir ! A l'instar de M. Smith dans "La matrice" ils envoyèrent des répurgateurs des temps modernes, à l'intellect bouleversant et à la morale sans faille et inébranlable, les cybercops*

Comme tout bon répurgateur (les templiers n'ont plus qu'à se retourner dans leur tombe...), ils ont aussi un blason :

cybercop

Extrait de "Conditions Générales d'Utilisation DES SERVICES EN LIGNE DE TELEFUN"

[...]
"Article 4 : Comportement des utilisateurs

[...]
De manière générale, et sans que cette liste puisse être considérée comme
exhaustive, l'Utilisateur s'interdit de :

+     télécharger, envoyer, transmettre par e-mail ou de toute autre
manière tout Contenu qui soit illégal, nuisible, menaçant, abusif,
constitutif de harcèlement, diffamatoire, obscène, menaçant pour la vie
privée d'autrui, haineux, raciste, ou autrement répréhensible ;"

+     porter atteinte d'une quelconque manière aux Utilisateurs mineurs ;

+     transmettre tout Contenu qui pourrait être constitutif, sans que ce
qui suit ne soit limitatif, d'incitation à la réalisation de crimes et
délits ; de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence en
raison de la race, de l'ethnie ou de la nation ; d'apologie du nazisme, de
contestations de l'existence de crimes contre l'humanité ou de génocides
reconnus, de fausse nouvelle, de même que tout Contenu destiné à exhiber ou
vendre des objets et/ou d'ouvrages interdits ; d'atteinte à l'autorité de
la justice ; d'informations relatives à l'adoption, au procès, au suicide
de mineurs, ou à une situation fiscale individuelle ; de diffusion hors des
conditions autorisées de sondages et simulations de vote relatifs à une
élection ou un référendum ; de diffamation et injure ; d'atteinte à la vie
privée ; ou encore d'acte mettant en péril des mineurs notamment par la
fabrication, le transport, et la diffusion de message à caractère violent
ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité
humaine ;

+     tenter d'induire en erreur d'autres Utilisateurs en usurpant le nom
ou la dénomination sociale d'autres personnes et plus particulièrement en
se faisant passer pour un employé ou un affilié de TELEFUN, un modérateur,
ou un hébergeur ;

+     contrefaire des en-têtes ou manipuler de toute autre manière
l'Identifiant de manière à dissimuler ou contre-faire l'origine du Contenu
transmis via le Service ;

+     télécharger, afficher, transmettre par e-mail ou de toute autre
manière tout Contenu que l'Utilisateur n'aurait pas le droit de diffuser
par une mesure législative ou un acte juridique (notamment des informations
internes, privilégiées, confidentielles apprises ou divulguées dans le
cadre d'un contrat de travail ou d'un accord de confidentialité sans que
cette énumération ne soit limitative) ;

+     télécharger, afficher, transmettre par e-mail ou de toute autre
manière tout Contenu violant tout brevet, marque déposée, secret de
fabrication, droit de propriété intellectuelle ou tout autre droit de
propriété  appartenant à autrui ;

+     télécharger, afficher, transmettre par e-mail ou de toute autre
manière toute publicité ou tout matériel promotionnel non sollicités ou non
autorisés (notamment se livrer à du « spam », à la transmission de « junk
mail », de chaîne de lettres ou toute autre forme de sollicitation) ;

+     télécharger, afficher, transmettre par e-mail ou de toute autre
manière tout Contenu comprenant des virus informatiques ou tout autre code,
dossier ou programme conçus pour interrompre, détruire ou limiter la
fonctionnalité de tout logiciel, ordinateur, ou outil de télécommunication
sans que cette énumération ne soit limitative ;

+     perturber le flux normal des dialogues, accélérer le rythme de
défilement de l'écran de telle manière que les Utilisateurs du Service se
trouvent dans l'impossibilité de suivre et de taper leur dialogue ou
commettre toute autre action ayant un effet perturbateur similaire
entravant la capacité des Utilisateurs de communiquer en temps réel ;

+     entraver ou perturber le Service, les serveurs, les réseaux connectés
au Service, ou refuser de se conformer aux conditions requises, aux
procédures, aux règles générales ou aux dispositions réglementaires
applicables aux réseaux connectés au Service ;

+     harceler de quelque manière que ce soit un autre ou plusieurs autres
Utilisateurs ;

+     collecter et stocker des données personnelles afférentes aux autres
Utilisateurs."

Cette charte est hautement inintéressante à lire tant le flou volontaire appliqué par les cyber fachos est élevé ! Cécité stupide ou déraison étrange ou syndrôme du crétinisme alpin, qu'importe: le résultat est là ! De nombreux blogs à haute teneur en culture ont été enterrés vivants pour dire tout haut ce que personne de la communauté de skyblog ne pourrait penser tout bas ! Un grand désespoir en somme...

Sanctionneriez-vous ce blog (paris9depression.canalblog.com) ? il est la copie moins édulcorée de la version censurée de skyblog (feu paris9depression.skyblog.com). Si oui, rejoignez de suite la vaste et prestigieuse communauté à la déficience intellectuelle incontestable (j'ai nommé skyblog); sinon Bonne Lecture !

(*) les cybercops sont des humanoïdes (semble-t-il) qui errent sur le réseau de skyblog pour défendre les gothiques débilus contre "l'infâme intelligence". Ils sont plus communément appelés cyberfachos, cyberputes, cybercons, cyberconnards et même cybergrosconnards.

Posté par Evil Gregou à 17:29 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Pensée à un sou (ou 1 eurocentime) ou "La philosophie du ZOo"

NOM DU BLOG : Filozoofi
CATEGORIE :    Philourrie (contaction de philosophie et de pourrie)
INTERET :        01/20

NOTRE AVIS :

466838274Pseudo : filozoofi (ou plutôt: pseudo-philosophie)

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Voici la description d'un blog "philosophique" repris dans le top 100... qui n'est pas sans nous rappeler les bonnes paroles de Nico21 (dont parle Rezvanifan sur son blog)

Description du Skyblog (Filozoofi) :
Filozoofi, Un Monde, une vie, un regard sur ce monde..parfois different, mais si les point de vue de chaque individu été identique, tout serai bien trop triste. Etre different c'est se demarquer, se demarquer c'est se faire remarké..Marquer les esprits, le but de chacun..! Qui suis-je? Toi qui pense le savoir tu te trompe, en aucun cas toutes les facettes de ma personalité ne seront devoilé car le mystere suscite l'interet et n'est-pas ce que tout le monde recherche..? Toi qui est tu? le sais-tu vraiment? Connais-tu vrement les gens qui vivent à tes coté? la ou tu marche tout est illusion, te pose-tu les bonnes questions? Paraître et être, la et toute la difference..Dénoncia tions de Verités oubliées. Ne niez pas l'evidence, la verité vous ratrapera...!
Mesdemoiselles, Messieurs, Bonne visite...!


Il est à noter que notre très cher Filozoof ignore (je voulais écrire: saute) complètement les "mesdames"...

Quel ton, quelle suffisance! Le Filozoof qui veut donner des leçons d'humilité ne les suit pas lui-même, si on lit entre les lignes de ce discours plein de paradoxes: le fait qu'il entre dans le top 100 ne signifie pas pour autant que les visiteurs, souvent de petits esprits attardés, s'intéressent à la personne (à laquelle Filozoof mettrait sans nul doute un "p" majuscule) de l'auteur. L'oeuvre se distingue bien de son auteur: si l'oeuvre de Victor Hugo me fascine, le romancier, par contre, ne suscite que très timidement mon intérêt. Rares sont les auteurs qui vivent leur propre philosophie: Nietzsche, Kierkegaard, Rezvani, Dostoïevski entremêlent leurs arts & pensées et l'existence qu'ils mènent, mais ils font figures d'exception; Flaubert, Gide, Goethe, Gracq ont offert de grandes oeuvres... mais leur vie explique-t-elle vraiment leur art?

Ce qui nous agace chez Filozoof, c'est qu'il prétend d'un côté montrer les limites de la connaissance, et fonder même (très sommairement) une morale sur cette idée philosophique (qui n'est plus vraiment d'actualité, en fait); et d'un autre côté, échapper à cette finitude humaine, à se poser comme Dieu, en dévoilant tous les désirs, volontés, ambitions, espoirs des visiteurs de son blog!

Jadis, il y avait deux sortes de philosophes: les vrais et les frottés de philosophie; les premiers se sont servis de leurs illustres prédécesseurs (Platon, Aristote, Plotin, Leibniz, Spinoza, Descartes, Kant, Hegel, Husserl, Heidegger, Sartre, Merleau-Ponty, Derrida, Deleuze, Foucault, Henry, pour citer les plus connus) et les ont surpassés, ou, du moins, ont fait progresser la philosophie (attention: voir ce que dit Claude Levi-Strauss à propos du "progrès" en général); par contre, l'autre branche n'a cessé de décliner dans le vulgaire (la distance qui sépare Nietzsche - que je place parmi les frottés de philosophie malgré l'intérêt qu'il suscite chez les vrais philosophes - d'Albert Jacquart, Michel Onfray, Bernard-Henri Levi est infinie). Arrive alors aujourd'hui la troisième sorte de philosophe: les filozoofs, les virtuels en quelque sorte, dont le blog filozoofi donne une bonne représentation. Un mélange d'orthographe approximative dans l'esprit jeune (ou le jeûn de l'esprit) et de questions philosophiques banales (mais non évidentes) empruntées aux cours de philosophie de première année (en Belgique, la première année équivaut à la sixième française, je crois), le tout enrobé de rhétorique à la fois prétentieuse et maladroite.

Que signifie donc cet avertissement: "la vérité finira par vous rattraper"???? Quel est le but de Filozoof? Il accuse l'apparence des choses, et veut DENONCER les "vérités oubliées". Pourquoi les dénoncer, comme si elles avaient quelque chose à se reprocher? Paradoxe, paradoxe! "Là où tu marches, tout n'est qu'illusion" dit-il auparavant, montrant de la sorte que le commun des mortels, dont lui, le docte Filozoof n'est pas, a tendance à se tromprer, à suivre la mauvaise voie des apparences... Alors, encore une fois: qu'as-tu à reprocher aux vérités oubliées, toi qui veux les dénoncer, toi qui les posent bien en les opposant aux apparences? Quel est le sens de ton blog, Filozoof? D'un côté, tu poses le mensonge; de l'autre, tu poses la vérité? Tous deux passent au crible de ta "critique" (jaccardienne, voudrais-je dire)? Tous deux sont coupables, selon toi? Alors, une fois jugés, que reste-t'il de la réalité? Même pas le néant, puisque le néant est la seule vérité de l'illusion!

C'est ce que Finkielkraut appellere la défaite de la pensée... ce manque de cohérence, d'idée directrice de la pensée. C'est ce que j'appelle la bloggitude.

Mike

Posté par Evil Gregou à 23:35 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 octobre 2006

Style-Naze

NOM DU BLOG : styl-love
CATEGORIE :    "Wesh ! j'suis cool et que tout le monde se fasse des poutous partout" (je sais c'est long comme catégorie !)
INTERET :        0.5/20

NOTRE ANALYSE :

Nous voici en présence d'un petit blog si court que je vais me lancer sur une analyse itérative. Point par point, je vais décortiquer ce chef d'oeuvre de pathétisme.

1) La petite présentation

1 Ce qui frappe en premier c'est le petit texte "Elle est vraiment trop chaude l'eau..." ? pourquoi un texte aussi stupide ? En draguant le skyblog, nous nous apercevons bien vite que seul le début du nom du blog apparaît. Ainsi on pourra lire "ELLE EST VRAIMENT TROP CHAUDE". Ce qui pour le skyblogien lambda a une connotation sexuelle. Or le skyblogien  lambda ne fonctionne presque exclusivement sur le voyeurisme primaire et bestiale. Ainsi notre lambda se précipitera sur ce skyblog afin d'assouvir ses pulsions libidinesques. Styl-Love serait-il un grand stratège pour autant ?

De part, un pseudo aussi fashion, nous pouvons dire que si intelligence il y a, elle se cache (la peur des cybercons peut-être ?) Bref pour notre héros il faut être fashion pour être dans le "mouv'". Or le mouve est absurde donc notre glorieux héros est idiot. C'est navrant !

Dernière chose, nous somme frapper par la description qui se résume à une suite inintéressante de records. Au delà de la volonté de s'afficher comme réussite, il faut y voir un sentiment d'infériorité vis à vis des djeuns qui le pousse à s'afficher. Son raisonnement tient en une petite phrase : "J'vais comme c'qui é bien mais en mieux car moi-je être mieux". Affligeant n'est-il pas ?

2) Le "être-pareil mais mieux"

1 Première page, présentation de moi, j'ai traduit en bon françois. Waouh, ça brille de mille feux, c'est coloré et c'est plein de décos ! La déco outre son aspect décoratif permet de s'identifier aux autres blogs. Mais ce qu'il y a de génial avec les décos, c'est que l'on peut les personnaliser ! D'où affirmer une certaine forme de créativité. Notre héros est donc un créateur né...dans l'univers de skyblog ce qui implique tout ce que notre bon sens imagine c'est à dire pas grand chose ! Notre héros vit donc dans une bulle conformisée par skyblog exprimant son art créatif (limité à la repompe d'idées d'autres blog de décos et à des dégradés) où il pense être un moi-je, soit un mâle dominant. D'autre part, la photo nous permet de croire avec quasi certitude qu'il ne s'agit pas d'un jeu mais d'une triste réalité (impression confortée par le reste du blog, je le déplore hélas). Notre héros croit vraiment "être pareil mais mieux". Nous notons également la présence des jolis caractères spéciaux qui, outre le fait de conforter notre génie en devenir dans sa position de dominant raté, rend la lecture (puissions parler de lecture au vue du niveau des texte ?) particulièrement...difficile voire indigestement vomitive !

3) "En plus moi je pense..."

1 Voic une des profondeurs spirituelles de notre héros, toujours enrobée dans une superbe déco, pour vous je vous l'agrandis pour que vous, aussi, en profitiez :

I y α тoujouяs Un вяiи D'єspoiя Quєℓquє Pαят

I Suffiт Justє D'y Cяoiяє

Que dire après cela ?........... pince-moi je rêve !

4) Le langage

  1. La ritournelle phrase : ".:!:. Met moi en favoris, j'te met aussi .:!:." toujours entourée d'une superbe déco. Elle est présente à chaque article. Notre héros se sent seul il a besoin d'être mieux que les autres skyblogiens mais il en connaît très peu ! Sa théorie ne peut se vérifier que de manière empirique donc sur un grand nombre ! Il lui faut recruter des amis pour exister, comme c'est mimi, vous ne trouvez pas ?
  2. Le français se faisant rare sur skyblog, cela devient un critère valorisant pour qui sait s'en servir. L'analogie avec le début du film "2001, odyssée de l'espace" où nous voyons un singe avoir l'idée de saisir un os pour frapper ses petits camarades et être le dominant, est évidement aisée et, à mon grand dam...réelle ! Notre ami a appris notre langue mais pas correctement d'où des bugs persistants. Pour illustrer prenons un poème vide de sens (très facile à trouver) :

Ma chérie
Je te le redis
Je t'
aime pour toute la vie
A l'infini
Et même au paradis
Je t'aimerais au delà de la vie
©Ben©

Les 3 premiers vers sont honnêtes (court il ne faudrait pas trop en demander quand même) mais potables. Quand à la suite, je suis perplexe quand à l'agencement des mots. Est-il aléatoire ? Parce que je lis bien " A l'infini et même au paradis je t'aimerais au delà de la vie"...perplexe je demeure !

5) Les clichés

Puisqu'il s'agit de ma première vraie analyse, je vais en faire le détail mais sachez que ce comportement m'agace. Quel manque de personnalité que ce comportement abrutissant et "moutonnesque"...c'est parti !

-> type "L'injustice c'est pas bien" ( je crois que les supers zéros...euh héros lui ont monté à la tête)

Sans_titre3

-> type "sondage". Insipide insignifiant, dénué d'intérêt les compliments me manquent pour qualifier ces "articles" de remplissage !

Sans_titre2

-> type "life is good" no comment ! la profondeur des propos atteignant, au moins , celle du syphon de ma cuvette de toilette

Sans_titre


6) Conclusion

Elle tient en peu de mots hélas : Plus c'est nul Plus ça marche ! Voic l'archétype du nullisme programmé d'un ado qui voulait changer le monde en faisant un blog. Le problème c'est que les blogs font partie du monde et pas l'inverse...Un blog à ne pas voir absolument !


Posté par Evil Gregou à 00:09 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Différents, mais pas trop...

Je n'arrive pas a l'oublier, il me manque trop...
Et ce monde est loin d'être beau
Mais peut-être bien que je suis schizo...

L'amour n'est qu'en fait un rêve d'enfant,
Un rêve au quel on croit bêtement
Et celui au quel on croit éperdument
Mais n'est qu'autre qu'un divertissement.

La vie ne tourne qu'autour de nos désires
Et cette nécessité de se divertir,
Pour sortir de la routine
Mais au final, en nous s'installe beaucoup de rancune.

D'où le besoin de s'apitoyer sur son sort
Et d'où, règne ce goût pour l'envie de se donner la mort.

Par amour, on est trop souvent déchue,
Et on se déclare vaincu.
La vie ne vaut vraiment pas la peine d'être vécue !

Cette vie est digne d'une injustice
Et mourir cruellement, devrait être ma sentence...
Pour y parvenir, je n'ai qu'à franchir cette dernière ligne droite...
Celle ou l'enfer se situe juste au bout de cette route.

Je rassure immédiatement le lecteur: je ne suis pas l'auteur de ce poème qui, s'il n'était pas si mal écrit, serait insipide. La sottise agace certains esprits supérieurs; moi, elle m'amuse. Je suis ainsi fait!

La "poésie" skybloggique est essentiellement une poésie d'adolescent. Ici, il s'agit d'un poème de Mimi, pauvre petite fille mal dans sa peau, qui cherche à se distinguer en suivant les sentiers communs de la mode, en l'occurrence gothique. Pour Mimi, Satan est le sauveur, le rédempteur qui viendra l'extraire de sa souffrance... quelle est la souffrance? Celle d'une p'tit ado: d'une histoire grotesque d'amour qui vient à sa fin, elle imagine une tragédie, la fin du Monde. Comme le disait si bien chooseaname, les histoires des ados tournent toutes autour du cul; le cul devient en quelque sorte un centre où gravitent toutes les idées... d'où une diarrhée de pensées nauséabondes qui infecte tout le système Skyblog.

Un chagrin d'amour, pour Mimi, devient digne d'une psychopathologie de type schizophrénique. La schizophrénie, pour notre ado' gothique, consiste à ressentir un vide et à appréhender le monde comme "pas beau". Ce qui surprend, c'est que ce vide est une absence qui n'a rien de métaphysique: c'est l'absence de celui qu'elle aime; c'est que cette appréhension du monde ne vient pas d'un sentiment d'étrangeté, mais d'un simple préjugé esthétique sur le monde: le monde n'est pas beau.

Je crois qu'un psychiatre ne donnerait pas le nom de mélancolie à ce genre d'idées noires; car la mélancolie, c'est comme un deuil, mais un deuil sans objet. Mimi s'est fait plaquer, son copain lui manque... ce n'est jamais rien de plus qu'un chagrin d'amour! Et du simple et banal chagrin d'amour, Mimi tire une conclusion improbable mais qui lui semble, à elle, plausible: " je suis schizophrène".

L'anti-psychiatrie, incarnée par Laing et Cooper, reprochait à la psychiatrie traditionnelle d'abuser de l'étiquette "schizophrène" pour classer ses malades. Aujourd'hui, les psychiatres ne sont plus particulièrement fascinés par la schizophrénie; ce sont les "patients" qui se cherchent des éléments qui détermineraient une schizophrénie. Ils s'emparent du DSM IV, repèrent les éléments qui permettent de diagnostiquer la schizophrénie... Ils se veulent tous schizo, car ils s'imaginent que c'est une bonne manière d'être différents! Le sentiment le plus banal qui soit (à savoir le chagrin d'amour) devient donc, chez le gothique en particulier, un moyen de se distinguer! C'est sans compter sur le fait que la différence se base sur ce qui est normal, c'est-à-dire ce qui est la norme: si tous les apprentis-psychiatres se découvrent schizophrènes, et bien, on peut dire que la norme a changé de référence pour se définir... et tous les schizos deviennent donc des personnes parfaitement normales!

Avant de découvrir Mimi et tous les goths qui peuplent skyblog, je ne m'intéressais pas particulièrement à cette catégorie de personnes; leur présence ne me gênait pas. Je ne cherchais pas à les cerner. Et puis, Mimi et ses semblables sont arrivés: derrière leur volonté de paraître rebelles, j'ai découvert en fait un être banal. Leur rébellion n'inspire rien d'essentiel, aucun changement, aucune révolution. Il s'agit surtout pour les Goths de contrer volontairement les canons esthétiques, et de ne pas comprendre (ou de feindre de ne pas comprendre) qu'on les prenne pour ce à quoi ils veulent ressembler. Etre gothique, c'est tout faire pour être détesté (grimacer, s'enlaidir, se "marginaliser") pour pouvoir porter un jugement sur le rejet dont ils sont l'objet. Faire tout pour être rejeté et en imputer la faute à ceux qui, logiquement, les rejettent.

Cette volonté d'être rejeté n'est pas typique du gothique. C'est la volonté ado': une volonté qui ne s'assume pas. Une volonté de différence, mais toute relative, qui n'a pas la substance des différences absolues de Nietzsche, Kierkegaard, Kant et des génies des Arts et des Lettres. Des petites différences de degré, par rapport à une norme comme référence permanente. Ce que l'ado' type a du mal à admettre, c'est que les génies n'avaient pas toujours conscience d'incarner la Différence Absolue, que des compositeurs comme Bach ne se référaient pas à une norme pour pouvoir à tout prix s'y opposer. Godard, par exemple, ne devient génial que lorsqu'il arrête de jouer avec les normes; Kant n'est génial que parce qu'il pousse la norme jusqu'à sa limite, parce qu'il fait ce que personne avant lui n'osait faire: être méthodique jusqu'à découvrir ce qui se cache au-delà des méthodes! Etre différent, ce n'est pas se teindre les cheveux en bleu parce que les autres les teignent en jaune paille.

C'est que les ados ne comprendront jamais.

Mike

Posté par paris9depression à 17:41 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2006

"Etre cool" n'est pas une attitude skybloggique.

Lui, il faisait le Poltergeist et nous, on faisait des bruits bizarres, on gueulait « Hoooo » comme des fantômes ...

Iggy Pop, I need more

La référence à Iggy Pop surprendra certainement mes fidèles visiteurs. On s'imagine souvent que les personnes d'une intelligence supérieure comme la mienne sont nées avec un à deux (voire trois) balais dans l'anus... On s'imagine souvent qu'être cool, c'est surtout ramener l'ensemble de la pensée humaine aux simples idées de base (je nomme "pensée" une action de l'intellect sur les idées, une mise en rapport entre celles-ci et non la simple énonciation d'idées toutes faites; la pensée est un TRAVAIL). Pour moi, être cool, c'est adopter une certaine disposition ludique, être capable de jouer avec les concepts et les attitudes... Un dandy est un intellectuel cool, et je me compare bien au dandy ainsi défini. Par contre, on peut dire de celui qui fige les concepts qu'il a un balai dans l'anus. Tout comme celui pour qui le summum du génie est de posséder des godasses Nike. "Ceci est une pomme": Magritte, au contraire, joue sur l'attitude figée des nominalistes et des idéalistes, et pour lui, « Ceci » n'est pas une pomme (ni même une pipe). A l'inverse, Hegel, dans « La Phénoménologie de l'Esprit », se laisse tellement prendre par le caractère statique du langage qu'il croit pouvoir dénoncer le mensonge du réel pour mettre en avant la vérité du Concept. Feuerbach, Marx et Stirner auront tôt fait de trouver la bonne réplique... avec toute l'ironie qui caractérise ces deux derniers. Et l'ironie, tout justement, m'apparaît comme une des pratiques les plus cools de l'humour...

Je remarque chez beaucoup de jeunes une certaine absence de ludisme intellectuel. Pour la plupart, les mots sont des choses et des actes et non des signifiants qui creusent la distance nécessaire entre eux et ce qu'ils représentent... nécessaire, disais-je, pour pouvoir en jouer. Etre cool, c'est avoir un espace d'aération, avoir du recul pour mieux appréhender le réel, c'est-à-dire pouvoir le dégager du symbolique ; être cool, c'est pouvoir respirer ! Pouvoir saisir la plaisanterie comme un décalage entre ce qui est et ce qui se manifeste. La disparition de rdb, les menaces de métisse13500 par rapport à p8d, la politique de cybercop, le sérieux lourd et grotesque de certaines poésies bloggiques (souvent stars), la fusion entre Gr3enfly et sa propre image sont comme une preuve de l'impossibilité pour les jeunes d'être cools, comme pouvait l'être Arthur Fonzarelli. Dorantine, dont je conseille vivement le blog, fait figure d'exception dans ce petit monde de jeunes constipés... et si cet article n'est pas tant un hommage à Iggy Pop, dont j'apprécie l'humour et l'œuvre qui ont su concilier expression corporelle et manifestation intellectuelle, il est une recommandation à aller rendre visite au pays de Dorantine.

Pour information, le livre de Iggy Pop, autobiographie bordélique et hilarante, est publié aux éditions « Le Serpent à Plumes » en format de poche.

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17 octobre 2006

Petite analyse d'un texte de Sphynx

Nous connaissons tous l'énigme du Sphynx qui consiste à définir l'homme à travers ses trois âges. Dans la même optique, le bien-nommé Sphinx a écrit un poème sur la triste évolution d'un couple (le narrateur et une certaine Laura): les trois âges de ce couple. Je vous le laisse découvrir.

Si la vie est un cauchemar
Chaque instant passé avec toi est un rêve...
(oui, un cauchemar, tu l'as déjà dit)
MON rêve!
Un moment de joie
Et d'intense bonheur.


Analyse : Nous avons ici une strophe digne de la schizophrénie de paris8depression ; notre poète semble s'approprier la subjectivité des personnes qui pourraient passer quelques instants avec Laura. Effectivement, Sphinx ne précise pas que ce sont les moments que LUI passe avec cette fille qui constitue son rêve, mais tous les instants que X (une variable) passera avec Laura. Ou bien, le rêve de Sphinx est un fantasme : l'échangisme.

La vie serait si sombre sans mon rayon de soleil,
Un rayon d'espoir,
Un merveilleux rayon d'amour.
Après mûre réflexion,
Je dois admettre que tu n'es pas un simple rayon...
Mais une étoile filante chargée de bonheur et d'ardeur
L'ardeur de vivre bien sûr!
(mais si la vie est un cauchemar ?)
Tu es aussi simplement MON SOLEIL!
Parce qu'avec toi tout prend des proportions...


Analyse : Dans cette strophe, Sphinx va chercher une image qui colle bien à sa bien-aimée. Etonnamment, alors que l'on s'attendrait à une intensification de la puissance amoureuse, on assiste ici à une sorte de sur-place dans le choix de l'image appropriée. Tout se ramène à l'étoile : d'abord, Laura est comparée à un rayon de soleil – on identifie donc une étoile en particulier (le Soleil) ; la métaphore est banale, mais jolie : le rayon est vraiment une émanation, ce qui, métaphoriquement, permet de relier deux corps différents (l'étoile elle-même et les yeux, par exemple). Le rayon renverrait plus logiquement à l'Amour, ou au sentiment que Laura fait éprouver à Sphinx ; et quand il est question d'amour, on identifie l'objet d'amour au sentiment lui-même. « Tu n'es pas Laura, tu es mon amour ! ». Par contre, Sphinx, qui doit être un garçon très timide, fait vite un pas en arrière, mais trébuche maladroitement sur une métaphore inappropriée : « Non, tu n'es pas mon Amour, tu es une étoile filante ! » : donc, on passe du sentiment à l'objet lui-même, mais un objet un peu triste – car nous savons tous que l'étoile filante se caractérise par son caractère éphémère, comme si Sphinx dévoilait ses véritables intentions : « Laisse-moi te baiser puis casse-toi bien vite ». Je m'explique : une étoile filante, c'est joli, mais ce n'est qu'un flash, flash orgasmique, en fait ! L'impression ne dure jamais bien longtemps : c'est puissant sur le moment même, on en garde un bon souvenir, mais qui a tôt fait de s'évanouir dans la masse des autres souvenirs. Par ailleurs, la charge que donne Sphinx à cette étoile est bien celle de l'orgasme : éphémère (donc filant), bonheur et ardeur. Notons également que répète inconsciemment une vérité bien connue de tous les non-puceaux : post coïtum, animal triste ! Effectivement, auparavant, Sphinx a défini la vie comme un cauchemar ! Les deux derniers vers de cette strophe sont étonnants : notre poète amateur ne semble pas corriger son erreur, il lui dit qu'en plus d'être son objet sexuel, Laura est aussi SIMPLEMENT son Soleil... parce qu'avec elle tout prend des proportions : je ne vois pas très bien à quelle genre de proportions Sphinx fait référence... Je serais tenté de dire qu'après avoir identifié Laura à un Sentiment (comme tout amoureux le ferait) puis comme objet sexuel et instrument d'orgasme (délivrant de la sorte ses intentions cachées), Sphinx commet une dernière bourde en la classant comme simple épouse pour qui les sentiments se sont émoussés : je t'ai baisée, c'est-à-dire j'ai passé le stade émotif (celui où les émotions et l'énergie sexuelle s'entrechoquent) et tu n'es plus qu'une présence pour moi. La disproportion caractérise le mode d'appréhension romantique et baroque ; alors que la proportion est la fin d'un sentiment faible, marqué par le classicisme bourgeois.

Je cherche inlassablement des adjectifs
Qui prouve ce que je ressens à ton égard,

Seulement je n'en trouve aucun
À la hauteur de mes sentiments.
Même "JE T'AIME", ces mots restent tout petit...
J'aimerais qu'il en existe assez fort,
Assez grand, assez symbolique,
Pour que tu n'aies jamais de doutes!
(en quoi un symbole permettrait-il d'effacer le doute ?)
J'aimerais en inventer pour toi,
J'aimerais que tu puisses les lire dans mes yeux...
L'amour, comme les émotions et les sentiments,
(l'amour n'est-il pas un sentiment ????)
Ça se vit mais ne s'écrit pas... (les grands écrivains sont ceux qui donnent vie à leurs écrits me semble-t-il)
Mon amour est à chaque moment en augmentation
Plus les jours passent,
Plus mon cœur me dépasse;
(oulalalalalalala !!!!)
Il dépasse toutes mes pensées (aurais-tu un problème? Une curiosité médicale ! De toute manière, tu compares deux grandeurs incommensurables)
Et dépasse tout ce que j'avais pu imaginer. (même remarque)

Analyse : Ici, on sent une certaine lassitude de la part de Sphinx... Sphinx et Laura viennent de dépasser le stade romantique et entre de plain-pied dans le stade marital (comme le laissaient entrevoir les deux derniers vers de la strophe précédente). Laura et Sphinx sont ensemble depuis plusieurs années, et, si Sphinx reste amoureux de Laura, par contre, Laura commence à prendre ses distances, à douter des sentiments de Sphinx. L'accuse-t-elle d'infidélité ? Les huit premiers vers semblent l'annoncer : Sphinx désespère jusqu'à l'absurde puisqu'il en arrive à vouloir PROUVER un ressenti, un sentiment... Comment peut-on prouver à quelqu'un qu'on l'aime ? Plutôt par l'action que par les mots : ils cherchent des « adjectifs » qui, comme il s'en rend bien compte, ne prouvent absolument rien ! Malheureusement, son amour pour Laura n'a plus le caractère baroque des premiers jours : il ne cherche pas à décrocher la lune, mais voudrait que Laura lise tout simplement dans ses yeux les derniers restes d'un amour bien présent mais endormi.

Toutes ces nuits séparées
Mais aux matins retrouvés.
( ? je ne comprends pas : les nuits sont séparées mais le matin les rassemble ???)
J'ai tellement rêvé
De partager avec toi l'éternité
Que je te voudrais à mes cotés pour la vie!
JE T'AIME À LA FOLIE!
(oui, seul un dément peut écrire de la sorte)

Analyse : Et voilà, malgré les crises successives connues par le couple, le stade éthique de deux vieux amoureux gâteux qui ont déjà un pied dans la tombe : les deux premiers vers ne signifient rien ; Sphinx, devenu un vieillard dément, refuse tellement l'imminence de sa mort qu'il en arrive à confondre « éternité » et « vie ». Le jeune adolescent qui définissait la vie comme un cauchemar est devenu un bonhomme sénile qui préfère s'accrocher à son cauchemar (ses maladies, ses médocs, ses rhumatismes) plutôt que de trouver la paix que lui apporterait la mort.

P9D (with a little help from his brother pifpafpouf30)
Idée et annotations: Rezvanifan (incapable de structurer ses commentaires, et faisant à nouveau appel à ses deux courageux frères)

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Qu'est-ce qui caractérise le djeun? Une totale absence d'auto-dérision! Alors que Wanda, Philo-et-nutella (qu'on ne peut pas considérer comme un djeun dans la mesure où il évolue dans un espace à cinq dimensions - la cinquième dimension étant, selon Bergson - l'Esprit), paris8depression (et oui! Je finis par l'aimer ce gars), r1p et moi-même acceptons, avec le sourire supérieur de l'Aristocrate, les petites rages de ceux que les djeuns nomment les "rageux", et parvenons à retourner cette rage contre les "rageux" eux-mêmes, par l'ironie plutôt que par la réaction grossière (cfr. gr3enflure), le djeun est celui qui se fout de la gueule de tout le monde et qui s'effondre en larmes de rage dès qu'un invidividu (grossier, comme Sam ou intelligent, comme moi) pointe les faiblesses humoristiques ou intellectuelles d'un blog djeun. Le Djeu, qui vit dans une sorte de détachement à l'égard de la Culture, considère le vieux (on va poser la limite de vieillesse à 25 ans) comme un emmerdeur qui ne sait rire de rien... ou de choses qui dépassent l'entendement djeun. Je constate cependant que les vieux emmerdeurs que Wanda et moi sommes ont bien plus de souplesse mentale, morale, spirituelle et intellectuelle que le djeun, pris dans les limites très rigides de son code de conduite et d'appréciation du Monde et des Choses. Je viens encore d'en faire l'expérience avec Sphinx*, que je voulais mettre au courant de mon analyse de son poème. Pour faire djeun, Sphinx décrit son blog comme un espace où les visiteurs sont libres de laisser leurs appréciations... Je constate aujourd'hui que mon annonce (celle relative à l'analyse de son poème) a été supprimée... Pourquoi?
Le profond décalage entre le langage djeun (qui se veut cool, détaché, véritable promotion d'une liberté absolue) - la structure symbolique - et l'action (réaction) djeun ne cesse de m'étonner! Il y a un déphasage entre la structure symbolique et la pratique, un usage de symboles qui ne renvoient pas à l'objet symbolisé (une sorte d'ironie sans humour, une ironie vide en somme, toute théorique)... L'exemple de Cybercop en est un exemple frappant: le flic cybernétique tutoie, comme s'il était ton pote, utilise un langage qui se veut cool, détaché de toutes les rigueurs grammaticales et syntaxiques, pour mieux te frapper (la censure: le langage alors disparaît complètement; pas d'explications, rien: comme notre amie Ambre avec son fake darkkunicorn, dont on ne sait toujours pas en quoi il bafouait les conditions d'utilisitation de skyblog).
A l'opposé du Djeun: Wanda, lesniperun, philo-et-nutella et la prof de philo qui pratiquent la langue de Voltaire (je préfère celle de Diderot), proposent des sujets sérieux (la conscience politique de Snipe et politico-sociale d'Antoine; le questionnement philosophique de Kriss, la prof et philo-et-nutella; le goût littéraire et esthétique de Wanda) et parviennent à passer d'un cadre existentiel à l'autre, en plaisantant, en déconnant, parfois en sautant carrément à pieds joints dans les flaques de l'humour paillard... ce qui horripilerait l'esprit prude du Djeun type.


* Alors que j'écrivais cette annexe, je viens de recevoir un message de Sphinx qui me dit avoir apprécié mon analyse (voir commentaires). Cela ne change rien à l'attitude bloggique type des autres djeuns, dont je peux, avec plaisir, exclure à présent Sphinx.

Posté par paris9depression à 21:42 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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